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  • 3e ATTAQUE 26 JANVIER 2015 A l’attaque des...

    26 janvier, par Bernard NADOULEK
  • notre part de guerrier

    stratégie

    27 décembre 2014, par Bernard NADOULEK

    LES CYBERGUERRIERS

    Bernard NADOULEK

    Le guerrier face au pouvoir :
    du paléolithique au cybermonde.

    Sommaire

    INTRODUCTION : notre part de guerrier.

    Pourquoi cet essai ? Les thèses de ce livre. Qu’est-ce qu’un guerrier ? Un concept pluriel. La culture des guerriers.

    I - LE SOCLE PRIMITIF

    1. Le chasseur invisible du paléolithique. Le monde du paléolithique. Les outils et la pensée. La société des chasseurs-cueilleurs nomades. Le chasseur invisible. Le guerrier de Castaneda. De la liberté comme finalité ultime.

    2. Les inventions du néolithique. L’émergence du pouvoir. Du pouvoir comme réalité souveraine. De la servitude volontaire. Naissance de la magie. Le visible et l’invisible. L’initiation des chamans. La science de l’invisible. La magie des guerriers. L’irruption de la guerre. Nomades et des sédentaires. L’hypothèse libertaire de la société contre l’Etat. L’hypothèse militaire des vagues d’invasion.

    II - LES FONDEMENTS ANTIQUES

    1. La naissance de la stratégie en Orient et en Asie. Comparaisons entre Orient et Asie au Ve siècle avant notre ère. La Guerre Sainte et le tribut de Dieu. La guerre secrète, la ruse et le renseignement. La logique du feu. La dialectique de l’eau. Les limites de la stratégie. Le guerrier comme stratège.

    2. Compléments comparatistes. Les Echecs et le Go. La contre offensive russe. Les conceptions islamiques de la stratégie. Le terrorisme des Haschischins. Le guerrier aliéné.

    3. Penser et polémiquer au siècle de Périclès. L’invention de la pensée rationnelle. La logique, de Parménide à Aristote. Héraclite, la dialectique et la pensée en mouvement. La rhétorique et les sophistes. L’arme du langage.

    III - DEUX OEUVRES PREMODERNES

    1. Machiavel et la raison d’Etat. Machiavel et son œuvre. Les guerres d’Italie. Florence et la lutte des classes. Les différences entre Principautés. Comment prendre le pouvoir ? Comment le garder par la répression ? Comment défendre l’Etat contre les puissances extérieures ? Quelles sont les règles du gouvernement ? Dialectique de la fortune et de la virtu. Rhétorique du redéploiement.

    2. Myamoto Mushashi, le guerrier radical. Le Japon de l’ère Tokugawa. Syncrétisme culturel et cohésion clanique. Les samouraïs et le bushido. Mushashi, le guerrier errant. La roue du devenir et les cinq éléments. La terre et l’action. L’eau et la non-action. Le feu et la non-pensée. Le vent et le non-dit. Le vide et le non-soi. La voie à suivre seul.

    IV - MUTATIONS CONTEMPORAINES

    1. L’ascèse martiale. Un phénomène universel. Un peu d’histoire. L’étape nippone et la mondialisation. Taekwondo et stratégie d’Etat. Muay-thaï, Total Figth et puissance du marché. Evolutions multiculturelles. Philosophies martiales. Le Tao des origines. La bureaucratie céleste. Les quatre nobles vérités. Comparaison Occident / Asie. Maître et esclave en Occident. Maître et disciple en Asie. Multiplicité sémantique.

    2. Le pouvoir mondialisé : La mondialisation comme processus historique. Un système économique de pouvoir planétaire. La planète financière. Les Etats impuissants. Le citoyen soumis à l’autorité. La révolte contre l’autorité.

    3. Les cyberguerriers. Nouvelle perspective. La révolution numérique. Nouveaux champs de bataille. Stratégies et tactiques. La dimension magique du Web. Big Brother. Dictatures en péril. Surveiller et punir. Manifeste du cyberguerrier.

    • Pourquoi devenir des guerriers, demanda le disciple ? Ne faut-il pas chercher la paix, la sagesse, la quiétude ? Le maître le frappe d’un coup de bâton.
    • Et comment trouveras-tu tout cela ? Sans attendre la réponse, il donne un deuxième, puis un troisième coup.
    • Pourquoi me frappez-vous maître ?
    • Est-ce moi qui te frappe ? Est-ce la vie ? Est-ce le monde ?
    • Comment trouveras-tu la paix ? Répéta le maître en continuant à frapper le disciple.
    • Dites-le-moi maître, je vous en prie.
    • Apprends à éviter les coups.
    • Mais comment ?
    • Es-tu capable d’en donner ?

    NOTRE PART DE GUERRIER

    Pourquoi cet essai ?

    Une première réponse personnelle. Je me suis toujours identifié à la figure du guerrier. Cette identification s’est renforcée par la pratique et l’enseignement des arts martiaux. C’est à travers cet enseignement que j’ai acquis la conviction qui est au centre de cet essai : nous sommes tous des guerriers. Ou, plus exactement, nous avons tous une part de guerrier. Etrangement, parmi mes modèles de guerriers, il y a peu d’hommes de guerre. De Protagoras d’Abdère à Baruch Spinoza, de Nicolas Machiavel à Myamoto Mushashi, de Lou Andreas Salomé à Hannah Arendt, de Friedrich Nietzsche à Albert Camus, mes préférences vont aux esprits libres, aux guerriers et aux amazones de la condition humaine.

    Une deuxième réponse sur le contexte. En ces temps de troubles, nous avons les meilleures raisons du monde de mobiliser notre part de guerrier. Nous vivons une crise de transition, ou d’anomie selon Durkheim. Une crise provoquée par un processus de mondialisation chaotique. Impuissance des Etats à résoudre les problèmes mondiaux, crises financières, guerre économique, creusement des inégalités, conflits locaux, terrorisme, raréfaction des ressources naturelles, crise écologique, etc., la liste des maux contemporains est longue. Pendant les périodes d’anomie, la confiance des citoyens envers leurs institutions s’effondre, les désordres sociaux et la criminalité s’accroissent, les crises, les conflits s’accélèrent. Nous avons donc besoin d’une philosophie du combat, tant individuellement pour notre vie quotidienne, que collectivement pour affronter les crises et les conflits. Mais l’histoire peut être considérée comme une succession permanente de crises en tous genres auxquelles répondent invariablement des mouvements contestataires. Alors, y-a-t-il aujourd’hui quelque chose de nouveau ? Oui, l’opposition entre un système de pouvoir mondial quasi-incontrôlable et un cyberguerrier virtuellement universel grâce à ses armes numériques. Nous y reviendrons.

    Une troisième réponse, pour chacun de nous. La pratique du combat, qui fait la spécificité des guerriers, est l’activité la plus intense et la plus déterminante de nos vies. Tous, nous avons vécu de trop rares instants de grâce, pendant lesquels par un geste maîtrisé, une idée appropriée, une manœuvre habile, une action décisive, nous avons radicalement tranché une difficulté, résolu un problème, remporté une victoire. De trop rares instants où la montée d’adrénaline, puis le sentiment de plénitude qui suit cette victoire, donnent à eux seuls un sens à notre existence.

    Les thèses de ce livre

    Cet essai est fondé sur trois thèses principales.

    Nous avons tous une part de guerrier. Nous sommes issus d’une lignée tumultueuse, qui va du chasseur du paléolithique au cyberguerrier d’Internet. Notre héritage génétique et notre mémoire collective contiennent tous les ingrédients de l’art du combat. Nous nous servons plus ou moins consciemment de cette part de guerrier dans nos conflits quotidiens. Nous ne combattons pas seulement avec des armes, mais avec des mots, des discours, des dossiers, des pratiques, des outils, des techniques, des théories, des œuvres artistiques, des valeurs, des croyances, des convictions et une infinité d’autres moyens. Certes, nous ne sommes pas des guerriers parfaits et parfois nous sommes susceptibles du pire. Mais nous retrouvons cet héritage guerrier lorsque nous combattons pour une cause qui nous touche ou qui nous dépasse. Dans ces moments d’idéalisme assumé nous portons une vision héroïque de l’histoire.

    Le guerrier, tel qu’il est défini ci-dessous, a toujours été à la pointe avancée du mouvement de libération qui parcourt l’histoire de l’humanité. Pour mener ses combats, le guerrier se confronte non seulement à des adversaires ou à des problèmes à résoudre mais, surtout, aux systèmes de pouvoir omniprésents et changeants selon les périodes de l’histoire et la culture de chaque peuple. Le pouvoir, qui tend souvent vers l’abus de pouvoir, admet difficilement que ses administrés agissent de manière autonome. Ainsi l’histoire du guerrier est inséparable de celle du pouvoir. A chaque étape de cette lutte, c’est en attaquant les fondements du pouvoir que le guerrier fait avancer les libertés.

    Le cyberguerrier d’Internet représente un saut qualitatif dans le combat immémorial pour la liberté. Pour la première fois dans l’histoire, des individus isolés ou en petits groupes informels disposent de technologies leur permettant de faire face à de grandes organisations. C’est une mutation civilisatrice majeure. Dorénavant, citoyens et guerriers se confondent. Désormais le citoyen à les moyens de lutter dans une perspective universelle de libération. Cela ne signifie pas qu’une issue décisive soit en vue mais, beaucoup plus simplement, que le combat a changé de nature : les citoyens n’y sont plus impuissants. Bien que le thème du cyberguerrier ne représente que la dernière partie de ce livre, c’est lui qui justifie rétrospectivement cette remise à jour de la culture martiale.

    Qu’est-ce qu’un guerrier ?

    Les dictionnaires définissent platement le guerrier comme un homme de guerre ! Mais encore ? La définition inclut-elle un état d’esprit martial, un penchant pour le conflit, une disposition pour la rébellion ? Le guerrier est-il un héros chevaleresque, un soldat, un mercenaire, un résistant, un agent secret, un terroriste, un juste ? Puisque la définition est imprécise, essayons de cerner un type idéal de guerrier à partir de trois idées simples : il mène ses propres combats, il fait du combat un art, il agit selon un code d’honneur.

    - Mener ses propres combats. Le guerrier combat pour son propre compte. Ce n’est pas une instance supérieure qui dirige ses actes. Quand un individu se bat pour l’Etat, pour une institution ou pour une entreprise, c’est en tant que soldat ou policier, fonctionnaire ou salarié. Dans cette situation, il est assujetti, subordonné, privé de son libre arbitre et réduit à l’obéissance. Il ne saurait être un guerrier puisque, consciemment ou non, il adopte l’objectif du pouvoir qu’il sert. Le même homme, la même femme, quand il ou elle se bat pour son propre compte, récupère son libre arbitre, retrouve son autonomie et prend le contrôle de son existence.

    - Faire du combat un art. Le combat est un art qui se pratique sans autre finalité que la lutte elle-même. Dans le combat, ce qui compte n’est pas l’objectif du moment, ou les circonstances, mais la voie que le guerrier emprunte pour affûter son corps et son esprit. Il ne s’agit pas de faire des choses extraordinaires, mais d’accomplir de manière extraordinaire les actes les plus ordinaires. L’essentiel est de parvenir au stade où il n’y a plus de différences entre comportement tactique et comportement quotidien. Que le guerrier périsse demain, que son art puisse rétrospectivement paraître dérisoire, il n’en aura pas moins donné un sens à sa vie.

    - Agir selon un code d’honneur. Le guerrier agit selon une éthique de liberté, de courage, et de loyauté. Comme dans la plupart des traditions héroïques, il combat pour des causes justes et vient au secours des opprimés. Le respect d’un code d’honneur peut paraître naïf, incompatible avec la recherche d’efficacité ou avec des principes réalistes tels que "combattre le mal par le mal" ou "la fin justifie les moyens". Mais les moyens ont les fins qu’ils méritent et des procédés discutables conduisent au dévoiement. Le guerrier doit combattre de manière honorable et pour des raisons légitimes, car sa quête est une ascèse épistémologique : une pratique et une éthique du combat.

    C’est à travers une progression parallèle de l’individu et de l’espèce, que ces trois éléments de définition s’agrègent. D’abord, en apprenant à mener ses propres combats, le guerrier s’appuie sur des techniques qui ne visent qu’à une efficacité brute. Une efficacité qui peut le conduire au pire ou au meilleur. Puis, en se spécialisant, le guerrier entre progressivement dans une dimension esthétique : la victoire n’est pas suffisante, il faut qu’elle incarne la compétence, la maîtrise, l’anticipation. La victoire doit être belle pour distinguer le guerrier du barbare. Enfin, la dimension éthique vient donner un sens au combat : pour que la victoire soit belle, il faut qu’elle soit exemplaire, à contre-courant des actions ordinaires, particulièrement des succès aisés que le pouvoir accorde mécaniquement à ses séides. D’où le fait que l’éthique du guerrier n’exprime pas seulement un idéalisme abstrait ou une esthétique désincarnée, mais un réalisme pragmatique, une efficacité d’un niveau supérieur, celle d’un individu indépendant qui ne se contente pas de victoires faciles.

    Un concept pluriel

    Le guerrier est un concept à double tranchant. D’un côté, il désigne un homme de guerre, un soldat, c’est-à-dire un combattant touchant une solde, donc un instrument du pouvoir. A ce titre il peut aussi bien faire son devoir, que plonger dans l’horreur, dans le meurtre ou la torture, et même faire les deux à la fois. De l’autre côté, le concept illustre un individu indépendant, prêt à mener ses propres combats avec pour objectif ultime la libération individuelle et collective. C’est de ce guerrier idéal que nous allons parler.

    Le guerrier idéal est un concept à la fois abstrait et concret. Abstrait en ceci qu’on le rencontre rarement dans la réalité, toute faite de contradictions, de concessions, d’atermoiements. Il n’y a que les mythes, les légendes et la littérature qui nous offrent cet idéal sous une forme qui va des héros aux bandits d’honneur, des gladiateurs aux chevaliers, des francs-tireurs aux résistants. Mais la réalité est souvent loin de la littérature. Pourtant, ce même guerrier idéal recouvre des réalités très concrètes pour chacun de nous. C’est de son héritage dont nous nous servons à chaque fois que nous avons une difficulté grave à résoudre, une injustice à combattre, une cause à défendre. Comme monsieur Jourdain qui ignore qu’il s’exprime en prose, nous nous conduisons parfois en guerriers, sans en avoir conscience.

    C’est dans les bouleversements historiques que les guerriers surgissent collectivement : pendant les révoltes ou les révolutions, face à la guerre ou à la répression. Des révolutionnaires américains, français, russes ou chinois, des résistants à toutes les oppressions, de la révolte de Spartacus à celle du Printemps arabe, des centaines de millions d’individus ordinaires sont à un moment donné devenus des héros, des guerriers idéaux. Après les évènements qui les ont transformés, ils reviennent à la vie quotidienne mais il reste en chacun d’eux quelque chose qui a changé, une expérience puissante qui aura à elle seule justifié leur existence. Etre un guerrier n’est pas un état permanent, c’est un combat changeant dicté par l’histoire ou par les circonstances. Le guerrier est l’incarnation du combat qui nous stimule depuis l’aube de l’humanité, de notre liberté d’agir et de penser, de cette volonté de nous battre qui nous maintient vivants.

    La culture des guerriers

    Cet essai présente une histoire de la culture des guerriers, voire une généalogie, c’est-à-dire un récit marqué par la manière dont chaque strate historique influe sur la suivante, comme dans une filiation. Ces strates successives forment une culture opérationnelle du combat. Cette culture se déploie dès le début de l’histoire humaine. A chaque étape de cet ouvrage, sont décrits quelques-uns des principaux progrès de l’action et de la pensée appliqués à un binôme antagoniste : celui du guerrier et du pouvoir. Le guerrier, comme incarnation du courage, de l’autonomie et de la liberté. Le pouvoir, issu de la nécessité, de la soumission et de la servitude. Cette opposition élémentaire, omniprésente et perpétuelle nous renvoie à une question simple : révolte ou soumission à l’autorité ? Ce parcours historique se double d’une comparaison des cultures guerrières et des formes du pouvoir selon les civilisations. La comparaison porte principalement sur l’Occident et l’Asie, mais diverses autres civilisations seront également évoquées.

    L’itinéraire historique de cet essai débute au paléolithique, il y a environ 2 500 000 ans et suit jusqu’à nos jours la double filiation des guerriers et du pouvoir. La culture des guerriers nous projette dans univers d’indépendance qui progresse du chasseur du paléolithique jusqu’à l’invention antique de la stratégie, d’une philosophie radicale du combat chez Mushashi, jusqu’aux armes technologiques du cyberguerrier. Parallèlement, depuis le néolithique, la tutelle envahissante du pouvoir nous projette de l’invention de l’autorité politique jusqu’à celle de la guerre, et de la raison d’Etat de Machiavel jusqu’aux processus incontrôlable de gouvernance dans la mondialisation. Au confluent de ces deux parcours, la question est : comment préserver l’indépendance des individus, des peuples et circonvenir les abus de pouvoir ?

    Notre période contemporaine se caractérise par une double évolution : celle d’un système de pouvoir devenu mondial et celle d’un cyberguerrier devenu universel grâce aux nouvelles technologies. Aujourd’hui, le pouvoir s’est globalisé à l’échelle planétaire. La révolution numérique est venue parachever un système international de communication en temps réel, qui rend les nations et les peuples interdépendants. La vitesse et l’interdépendance des flux économiques et financiers sont telles qu’elles défient toute tentative de gouvernance. Comme en témoignent les crises systémiques en suspens, la dynamique de globalisation sera incontrôlable jusqu’à l’avènement hypothétique d’une gouvernance mondiale.

    Parallèlement à l’impuissance des politiques, les cyberguerriers émergent grâce à des armes numériques d’une portée tout aussi mondiale. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des individus ou des petits groupes de cyberguerriers peuvent faire face à de grandes organisations, voire à des Etats. Hackers, altermondialistes et activistes avaient déjà créé des brèches informatiques dans les systèmes de pouvoir depuis les années 1990. En 2011, avec de simples smartphones, ce sont des millions de cyberguerriers qui sont venus parfaire la démonstration et affirmer leurs luttes pour plus de liberté. Altermondialistes, révoltés arabes et "indignés" occidentaux n’ont pas les mêmes objectifs mais ils utilisent les mêmes technologies et confluent vers une universalisation des luttes. Le but n’est pas de faire évoluer tous les régimes politiques vers un même système démocratique, mais de les pousser tous les gouvernements à plus de transparence, à plus de respect du droit des peuples et des individus à disposer d’eux-mêmes. Dans le combat immémorial entre les guerriers et le pouvoir, rien n’est jamais définitivement gagné, mais les cyberguerriers ont créé des formes universelles de luttes citoyennes. C’est une mutation civilisatrice.

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  • biblio perso

    jusqu’à 1999

    27 décembre 2014, par Bernard NADOULEK

    2008, « Survivre dans la jungle civilisée », Essai de stratégie à usage personnel. Editions Eyrolles.
    2005, « L’Epopée des Civilisations », Editions Eyrolles. Format 15,5/24, 552 pages.
    2001, « Civilisations et Mondialisation », doctorat de philosophie (UTC). Format 21/29,7, 705 pages.
    1998, « Guide Mondial des Cultures », EFE, Paris. Format 21/29,7, 260 pages.
    1992, « Base de Connaissances sur la Mondialisation des Cultures », Centre de Prospective et d’Evaluation du Ministère de la Recherche (ADITECH), avec la participation d’Apple France et du Centre de Recherches et d’Etudes des Chefs d’Entreprise (CRC). Format 21/29,7, 287 pages.
    1988, « L’Intelligence Stratégique », Centre de Prospective et d’Evaluation du Ministère de la Recherche (ADITECH), avec la participation d’Apple France. Format 21/29,7, 220 pages.

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  • La magie des femelles dragons

    NERGII tueuse des steppes

    19 décembre 2014, par Bernard NADOULEK

    Changer le temps, changer l’histoire, changer même TENGRI, le Ciel Très Haut, que j’utiliserais comme drap de bain après l’amour. Mon vrai problème maintenant c’est de concevoir le principe d’une société de femelles ou les hommes seront considérés comme des Dragons Immatures consacrés au culte de la femme et de l’enfant. La démographie est la ressource clef. J’ai trois ans pour réussir. La loi des steppes joue contre moi, contre ma bouche, ma chatte et mon cul. Suce-moi BOLORMA, pourquoi t’es-tu réfugiée dans l’absence du Crystal, me laissant seule, torturée.

    Voici mon plan :

    LE BUT : LES BAISER TOUS POUR UNE MONGOLIE DES PLAISIRS, LIBRE ET GRATUITE

    D’ABORD DEVELOPPER MA MAGIE, MA MAITRISE DES ILLUSIONS SENSORIELLE POUR FATIGUER L’ENNEMI DE DRAGONS INCENDIAIRES, SANS REPOS.

    ENSUITE ACCELERER LA DEMOGRAPHIE, L’ENGRAISSAGE DOIT DEVENIR DE REGLE POUR RENFORCER LES RANGS DE LA CAVALERIE. LES CAVALIERS-DRAGONS BAISERONS LEURS MONTURES POUR LES ENGROSSER DE CENTAURES-MALEFIQUES-ET-ENCULEUR SOURNOIS, COMME GWAMBA.

    ENFIN, M’ATTAQUER DIRECTEMENT AUX COUILLES DE GWAMBA, LUI BOUDFER LA QUEUE, CANNIBALISME RITUEL. IDENTITE SANS PERSPECTIVES SEXUELLE POUR L’ESCLAVE.

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  • Le goût de la défaite et la punition du désert

    NERGII tueuse des steppes

    19 décembre 2014, par Bernard NADOULEK

    Toute mon armée et ma garde personnelle avait été exterminée, et BOLORMA fit une chose incroyable : la sorcière me laissa fuir avec les animaux sacrés : UZU, KARTCHOUK et le cheval de mille li. J’appris aussi, beaucoup plus tard, qu’elle s’était emparée de mes enfants pour qu’ils deviennent ses esclaves et qu’elle puisse les protéger comme elle l’avait pour moi. Peut-être m’aimais-t-elle toujours ? Je me trompais amèrement mais il me fallu des années avant de comprendre qui étaient vraiment BOLORMA et TENGRI. Je fuyais vers la seule porte de sortie, le désert de Gobi, le mangeur d’hommes. J’avais confiance en moi. J’avais tort, mais cela aussi, je ne le su que beaucoup plus tard.

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  • La part du guerrier

    10 septembre 2014, par Bernard NADOULEK

    Le cyber guerrier, que j’avais commencé à décrire dans mes précédents articles, annonce un changement de paradigme, une évolution civilisatrice universelle. Pour la première fois dans l’histoire, grâce aux nouvelles technologies, des individus, seuls, en petits groupes ou en réseaux diffus, peuvent faire face à de grandes organisations et agir à l’échelle mondiale ! Les cyber citoyens peuvent cesser d’être les dupes passives de la mondialisation pour en devenir les acteurs.

    L’avènement du cyber guerrier nous pousse à nous interroger sur le guerrier lui-même, sur le coeur du concept. La thèse de ce texte est qu’en chacun de nous, il y a une part de guerrier. Qu’est-ce qu’un guerrier ? Qu’est-ce que cette part du guerrier ? En quoi représente-t-elle aujourd’hui un défi capable de transcender les contraintes qui nous déterminent le plus souvent ? En quoi nous donne-t-elle une vision héroïque du monde, un monde dont l’homme saurait parfois écrire l’histoire ?

    A travers les oeuvres de Mushashi, Castaneda, Machiavel, différentes conceptions du guerrier, du stratège et du héros s’ébauchent. Dans chaque civilisation, le guerrier est lié à un système de valeurs, un code de l’honneur, une philosophie. Pouvons-nous identifier des caractéristiques universelles du guerrier ? Cela nous permet-il de mieux combattre, de mieux trancher les difficultés, de mieux affronter les crises ou les conflits ? Pouvons-nous y puiser de quoi alimenter notre part de guerrier ?

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  • MEURS

    NERGII

    21 décembre 2014, par Bernard NADOULEK

    Toute mon armée et ma garde personnelle avait été exterminée, et BOLORMA fit une chose incroyable : la sorcière me laissa fuir avec les animaux sacrés : UZU, KARTCHOUK et le cheval de mille li. J’appris aussi, beaucoup plus tard, qu’elle s’était emparée de mes enfants pour qu’ils deviennent ses esclaves et qu’elle puisse les protéger comme elle l’avait pour moi. Peut-être m’aimais-t-elle toujours ? Je me trompais amèrement mais il me fallu des années avant de comprendre qui étaient vraiment BOLORMA et TENGRI. Je fuyais vers la seule porte de sortie, le désert de Gobi, le mangeur d’hommes. J’avais confiance en moi. J’avais tort, mais cela aussi, je ne le su que beaucoup plus tard.

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  • L’universalisme et les Droits de l’Homme remis en question

    28 avril 2009, par Bernard NADOULEK

    Dans mon précédent article sur une vision chinoise de la crise financière, j’analysais la remise en question de fait du modèle occidental et de son universalisme autoproclamé. Le modèle dirigiste chinois est-il le nouveau prétendant au leadership économique et culturel mondial ? L’universalisme de la démocratie libérale et des droits de l’homme serait-il caduque ? Comment cela est-il arrivé alors même que le modèle occidental paraissait indépassable il y a vingt ans à peine, au point qu’il semblait incarner la « fin de l’histoire » ? Pour répondre à ces questions, je commencerai par un exemple tiré de mon expérience de conseil en développement international avec Auchan et je continuerai par un peu de philosophie à coups de marteau, avant de conclure sur les conséquences d’une dialectique de la diversité des civilisations au cœur de l’unité du monde. Accepter le relativisme et la confrontation des cultures ne constitue pas une régression, mais une voie d’évolution vers des formes de modernisation adaptées aux valeurs des différentes civilisations.

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  • L’Epopée des civilisations

    Le choc des civilisations n’aura pas lieu, mais la guerre des ressources a commencé... Eyrolles - Mai 2005

    3 mai 2005, par Bernard NADOULEK

    Sept civilisations - africaine, anglo-saxonne, asiatique, indienne, latine, musulmane, slave - totalisent ensemble plus de 90 % de la population mondiale et sont aujourd’hui des pôles de référence dans la mondialisation.

    Dans ce livre unique par son ampleur, Bernard Nadoulek nous fait revivre l’épopée des civilisations qui commence il y a 2,5 millions d’années avec les premiers outils du paléolithique et qui va se poursuivre avec la conquête de l’espace.

    Sa comparaison des grandes civilisations contemporaines nous éclaire sur leurs spécificités et sur leurs contributions au processus de mondialisation. Les civilisations sont autant d’univers culturels, éloignés les uns des autres, où des valeurs initialement religieuses déterminent nos conceptions de la société, de la guerre, de l’économie, du politique. Le choc des civilisations est un thème d’actualité mais, dans un contexte international multiculturel c’est pour communiquer, pour coopérer, pour négocier que la prise en compte des civilisations est essentielle.

    Ce livre montre que le retour en puissance des civilisations ne constitue pas une régression vers le passé, mais la voie d’accès la plus sûre à des formes d’économie de marché et de démocratie adaptées aux valeurs des différentes aires culturelles.

    Ce grand voyage à travers le temps et l’espace permet de prendre la mesure de ce que sont les civilisations : l’héritage du génie humain.


    RUBRIQUE CIVILISATIONS

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