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Logique de la clochardisation
14 mai, parUne logique absurde s’est emparée du capitalisme financier. Le low coast en est un exemple. Comment des innovations, qui sont initialement susceptibles de faciliter la vie des plus pauvres, peuvent devenir des pièges inexorables au bénéfice des plus riches ? Le piège fonctionne en deux temps. D’abord, sous le couvert de prix bas, il améliore le pouvoir d’achat d’une clientèle à moindre revenu. Ensuite, étendant son emprise sur la société, de manière insidieuse, il entraîne une dégradation des salaires et une explosion des inégalités à l’échelle mondiale. Tout cela est connu, mais il n’est pas inutile de résumer les faits pour les avoir clairement à l’esprit. Il ne s’agit ni d’un complot ni d’un scandale de plus, mais bien d’une conséquence "rationnelle" d’un capitalisme financier qui s’est dévoyé.
A priori, l’idée paraît bonne, voire démocratique : permettre aux classes les plus modestes d’augmenter leur pouvoir d’achat grâce à des prix tirés vers le bas. C’est avec la fin des années 1970 et avec les années 80 que les enseignes de hard-discount commencent à populariser le modèle low cost auprès des classes défavorisées. Avec les années 2000, le modèle se généralise et l’on voit le low cost s’étendre progressivement à toute la sphère de consommation : de l’alimentation au textile, de l’automobile au transport aérien, de l’ameublement à l’hôtellerie, de la téléphonie à l’informatique, des assurances aux services à la personne. C’est toute l’industrie et les services qui se convertissent et la plupart des entreprises ouvrent des départements low cost. Dans les sociétés occidentales, les Etats encouragent la tendance pour "faire passer", tant que se peut, les baisses de salaire et de revenu. Pendant ce temps, ce ne sont plus seulement les plus pauvres, mais aussi les classes moyennes qui sont devenues les cibles du low cost. Sous la pression d’une crise mondiale, il devient très tendance de "consommer malin", voire d’être radin ! Le marché du low cost explose et c’est là que ses inconvénients deviennent dominants.
Conférence pour les entreprises, les instituts de formation et les grandes écoles.
16 avril, parLa crise financière mondiale fait l’objet d’une interprétation différente dans chaque civilisation. L’Amérique, anglo-saxonne et protestante, la Chine, taoïste et confucéenne, l’Europe, humaniste et catholique, n’attribuent pas les mêmes finalités à l’économie. Qu’il s’agisse d’assurer la richesse individuelle, la pérennité d’une société ou la justice sociale entre ses membres, des valeurs différentes impactent le développement. Cette conférence décrit ces différences culturelles qui, jamais évoquées dans les négociations internationales, sont des obstacles au règlement de la crise mondiale.
Conférence pour les entreprises, les instituts de formation et les grandes écoles.
23 avril, parL’art de la stratégie repose sur une question : comment agir efficacement ? Cette conférence porte sur la comparaison des modèles stratégiques en Occident et en Asie, qui montre deux façons d’agir aux antipodes. Qu’il s’agisse d’un Etat et de son armée, d’une entreprise et de son marché, ou encore d’un individu et de ses combats, le passage à l’acte est orienté par les valeurs d’une société. Cette comparaison des modèles stratégiques est fondamentale pour anticiper le contexte global de la mondialisation.
Entre le VIe et le Ve siècle avant notre ère, une révolution dans l’art de la guerre va se produire simultanément dans trois régions du monde : l’Orient, la Chine et la Grèce. Dans chacune de ces contrées, les traditions orales vont laisser place à l’expression écrite qui va fixer les idées d’une pensée stratégique naissante.
Conférences pour les entreprises, les instituts de formation et les grandes écoles.
30 avril, parCe cycle de sept conférences porte sur les : Africains, Indiens, Asiatiques, Latins, Anglo-saxons, Musulmans, Slaves.
L’exemple traité dans cette présentation est celui de la civilisation musulmane.
Le Printemps arabe illustre bien le rôle des civilisations dans l’actualité mondiale. En janvier 2011, le peuple tunisien se révolte contre le président Ben Ali. A l’avant-garde de cette révolte, des centaines de milliers de Tunisiens demandent la démocratie. La contestation fait rage sur Internet. Comme un arc de braise, la révolte s’étend à l’Egypte, au Bahreïn, en Libye, au Yémen, en Syrie, etc. Des dictateurs tombent, des révoltes sont écrasées, quelques autocrates font de timides réformes, le monde retient son souffle, jusqu’en Chine ! Les peuples arabes sont-ils prêts pour la démocratie ?
Le printemps avait été enthousiaste, l’été meurtrier et l’état des lieux automnal montre la complexité d’une situation où vestiges du passé et facteurs identitaires prennent une place grandissante.
La révolte du printemps nous montrait une jeunesse courageuse et éduquée, adepte de la démocratie et des nouvelles technologies. En bref, l’espoir d’un universalisme où convergeaient les pays arabes et occidentaux.
Peu à peu, hommes du passé, minorités ethniques ou religieuses, tribus, reviennent sur le devant de la scène. Comme en Irak ou en Afghanistan hier, l’espoir démocratique recule. C’est l’automne arabe, un précis de décomposition.
Le cyber guerrier, que j’avais commencé à décrire dans mes précédents articles, annonce un changement de paradigme, une évolution civilisatrice universelle. Pour la première fois dans l’histoire, grâce aux nouvelles technologies, des individus, seuls, en petits groupes ou en réseaux diffus, peuvent faire face à de grandes organisations et agir à l’échelle mondiale ! Les cyber citoyens peuvent cesser d’être les dupes passives de la mondialisation pour en devenir les acteurs.
L’avènement du cyber guerrier nous pousse à nous interroger sur le guerrier lui-même, sur le coeur du concept. La thèse de ce texte est qu’en chacun de nous, il y a une part de guerrier. Qu’est-ce qu’un guerrier ? Qu’est-ce que cette part du guerrier ? En quoi représente-t-elle aujourd’hui un défi capable de transcender les contraintes qui nous déterminent le plus souvent ? En quoi nous donne-t-elle une vision héroïque du monde, un monde dont l’homme saurait parfois écrire l’histoire ?
A travers les oeuvres de Mushashi, Castaneda, Machiavel, différentes conceptions du guerrier, du stratège et du héros s’ébauchent. Dans chaque civilisation, le guerrier est lié à un système de valeurs, un code de l’honneur, une philosophie. Pouvons-nous identifier des caractéristiques universelles du guerrier ? Cela nous permet-il de mieux combattre, de mieux trancher les difficultés, de mieux affronter les crises ou les conflits ? Pouvons-nous y puiser de quoi alimenter notre part de guerrier ?
Après avoir déclenché une crise sans précédent en 2008, pourquoi les banques continuent-elles à spéculer plus que jamais ? Pourquoi ne leur impose-t-on aucune contrainte alors que cette spéculation contribue à l’explosion des inégalités et à la formation de bulles à venir ? La finance mondiale est-elle intouchable ?
Pour répondre à cette question, les explications circonstancielles sur la crise ne suffisent pas. Pour nous faire une idée plus juste, il nous faut relier cette crise au mouvement global de transformation que subit l’économie mondiale. Les économies occidentales sont en pleine mutation : de l’économie industrielle, nous passons à une économie dématérialisée du service, de l’information et du savoir.
La finance mondiale est à la pointe de cette transformation : quasi déconnectée de l’économie réelle, elle est entrée dans un monde virtuel où sa primauté lui permet d’imposer un rythme insensé à tous les autres secteurs de l’économie mondiale, ce qui aggrave la crise et prélude à l’apparition de prochaines bulles. Jusqu’à quand ?
Dans mon précédent article sur une vision chinoise de la crise financière, j’analysais la remise en question de fait du modèle occidental et de son universalisme autoproclamé. Le modèle dirigiste chinois est-il le nouveau prétendant au leadership économique et culturel mondial ? L’universalisme de la démocratie libérale et des droits de l’homme serait-il caduque ? Comment cela est-il arrivé alors même que le modèle occidental paraissait indépassable il y a vingt ans à peine, au point qu’il semblait incarner la « fin de l’histoire » ? Pour répondre à ces questions, je commencerai par un exemple tiré de mon expérience de conseil en développement international avec Auchan et je continuerai par un peu de philosophie à coups de marteau, avant de conclure sur les conséquences d’une dialectique de la diversité des civilisations au cœur de l’unité du monde. Accepter le relativisme et la confrontation des cultures ne constitue pas une régression, mais une voie d’évolution vers des formes de modernisation adaptées aux valeurs des différentes civilisations.
Comment ne pas être une victime potentielle dans le bestiaire contemporain où se déchaînent les plus bas instincts du monde animal ?
Que faire si votre chef vénéré, Grand Crocodile Retors, un fieffé mangeur d’hommes, tente de vous faire endosser une erreur qu’il a commise et de vous transformer en sac à main pour dame ? Vous avez involontairement commis une faute professionnelle grave et Babouin Rageur vous menace de licenciement sans indemnités : comment survivre à l’étreinte fétide du primate ? Bélier Bonasse vous implique accidentellement dans la perte d’un dossier confidentiel : comment jongler avec la patate chaude sans vous faire encorner ? Si Bélier Bonasse s’avère être une Hyène Putride, comment lui rendre la monnaie de sa pièce ? Comment réagir dans les situations où, en quelques secondes, selon ce que vous allez dire ou ne pas dire, faire ou ne pas faire, vous rejoindrez la Horde de Pelés promis à la géhenne, ou l’Aristocratie des Élus au Royaume des Cieux ?
L’école des Hautes Études des Crapauds a fait appel à moi, la Chouette professorale, pour mettre au point un cours personnel de survie pour la jungle civilisée du XXIe siècle. Je vous enseignerai comment concevoir un plan d’action, éviter les erreurs courantes et tourner à votre avantage les situations difficiles. Toutes les règles fondamentales de la stratégie et des arts martiaux vous seront expliquées, et notamment la première d’entre elles, penser à l’envers. Enfin, une vieille poule déplumée vous dévoilera l’ultime secret de l’invincibilité absolue.
Le choc des civilisations n’aura pas lieu, mais la guerre des ressources a commencé... Eyrolles - Mai 2005
3 mai 2005, par
Sept civilisations - africaine, anglo-saxonne, asiatique, indienne, latine, musulmane, slave - totalisent ensemble plus de 90 % de la population mondiale et sont aujourd’hui des pôles de référence dans la mondialisation.
Dans ce livre unique par son ampleur, Bernard Nadoulek nous fait revivre l’épopée des civilisations qui commence il y a 2,5 millions d’années avec les premiers outils du paléolithique et qui va se poursuivre avec la conquête de l’espace.
Sa comparaison des grandes civilisations contemporaines nous éclaire sur leurs spécificités et sur leurs contributions au processus de mondialisation. Les civilisations sont autant d’univers culturels, éloignés les uns des autres, où des valeurs initialement religieuses déterminent nos conceptions de la société, de la guerre, de l’économie, du politique. Le choc des civilisations est un thème d’actualité mais, dans un contexte international multiculturel c’est pour communiquer, pour coopérer, pour négocier que la prise en compte des civilisations est essentielle.
Bernard Nadoulek montre que le retour en puissance des civilisations ne constitue pas une régression vers le passé, mais la voie d’accès la plus sûre à des formes d’économie de marché et de démocratie adaptées aux valeurs des différentes aires culturelles.
Ce grand voyage à travers le temps et l’espace permet de prendre la mesure de ce que sont les civilisations : l’héritage du génie humain.