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3 FORUM

Travaux dirigés.

mardi 18 mai 2010, par Bernard Nadoulek

1. Vous avez 3 messages à poster sur le forum.

2. Ces messages doivent faire entre 10 et 20 lignes chacun : soyez pertinents, clairs et précis.

3. Vous avez jusqu’au 30 juin pour rédiger et déposer ces messages.

4. Premier message : ce premier message doit être une remarque ou une question à propos d’un des textes du cours. Il doit être déposé à la racine du forum.

5. Les deuxième et troisième messages : ils doivent être déposés en réponse de la question ou de la remarque d’un autre élève. Répondre au message de l’élève de votre choix


19 Messages de forum

  • FORUM

    30 mai 14:24, par Matheux

    Bonjour à tous,

    il y a quelques jours, au festival de Cannes, était projeté un film américain répondant au nom de "Wall Street : money never sleeps" (en français : "Wall Street : l’argent ne dort jamais"). On pouvait y voir de nombreuses magouilles financières, facilitées par la structure et la politique du système financier actuel. Il est cependant étonnant de voir qu’il n’y a strictement aucune condamnation de ce système dans le film, ce qui relate bien une vision américaine du système !

    J’ai une question concernant le cours : si j’ai bien compris le cours, depuis plusieurs décennies, les pays occidentaux vivent sur de l’argent virtuel, qui ne correspond à aucune richesse. Quel scénario serait envisageable selon vous si tout cet argent virtuel venait à disparaître (virtuellement, puisqu’il n’existe pas), et si l’on mettait fin instantanément à tous les produits financiers toxiques ?

    • FORUM 13 juin 23:47, par Chimpanz� schizo

      Bonne question !

      J’ai vraiment du mal à imaginer une disparition soudaine de tout cet argent virtuel. Il aurait à mon avis du mal à s’évaporer, tant les sauvegardes des échanges doivent être nombreuses et régulières.

      Une chose est sûre : si cet argent disparaît, la confiance aussi, car ces transferts de devises, de titres, ne reflètent que la confiance que s’attribue entre elles les banques, qu’elles soient privées ou étatiques.

      Si l’on imagine un instant la disparition de cet argent virtuel, je pense que l’homme après s’être jeté sur l’or et l’argent "réél", se mettrait à créer ses propres devises, pour tisser de nouveau des relations de confiance pour les échanges avec les autres. Il existe dans le monde de nombreuses monnaies officieuses, locales, qui fonctionnent très bien. Certaines sont apparues en Amérique Latine lors des dernières crises qui l’ont frappée de plein fouet, mais il existe aussi en Allemagne des monnaies de ce type.

      • Virtualité 15 juin 09:58, par Poule martiale

        J’avoue avoir beaucoup de mal à concevoir que de l’argent puisse être virtuel... Il est vrai que de nos jours, la monnaie sonnante et trébuchante se fait rare : transactions par internet, paiements par carte, échanges boursiers... la plupart des échanges de monnaie se font actuellement de manière électronique, et donc virtuelle. A tel point que l’on en vient à se demander si cet argent a encore une valeur réelle liée à des réserves matérielles.

        Le débat sur la réforme des retraites fait rage en ce moment. Rien à voir ? Et pourtant... Comment notre génération vivra-t-elle lorsque l’heure de la retraite aura sonné ? Comment avoir la garantie que l’argent que nous aurons mis de côté ne se sera pas volatilisé ? J’ai tendance à présent à me méfier des complémentaires standards et autres assurances vie qui promettent des taux alléchants, mais obtenus en appliquant les mêmes principes de profit qui ont provoqué la crise actuelle. Épargner, certes, mais de préférence dans des fonds qui reposent sur des biens matériels avérés...

  • FORUM

    30 mai 20:22, par Castor th�saurus

    Bonjour,

    Par rapport aux deux articles sur les relations que l’on peut trouver entre le protestantisme, le catholicisme et les attitudes des gens de la finance, je pense que vous êtes parti d’une hypothèse très forte... celle que les gens croient toujours en Dieu ou qu’ils mènent une vie fondée sur les valeurs bibliques. Je suis arrivée à la conclusion que, malheureusement, plus le pays est riche plus les gens se déclarent agnostiques ou même athées ou s’ils disent être toujours des croyants il s’agit juste d’une apparence. Il serait donc peut-être intéressant de voir s’il y a des points communs entre ces gens en ce qui concerne le rôle de l’argent et le pouvoir.

    • FORUM 31 mai 21:27, par Chimpanz� schizo
      Il ne semble pas que les gens aient besoin de croire en Dieu pour partager des valeurs communes liées à la religion historique de leur région du monde. L’ancrage paraît souvent plus fort, plus inconscient. Ce lot de références religieuses est inscrit dans la culture et il est difficile de s’en défaire. Bien qu’étant non croyant, je ressens tous les jours que nous vivons dans un pays d’"inspiration chrétienne", que ce soit par notre rythme de vie ou notre rapport aux autres. De même, notre rapport à l’argent est influencé par notre culture religieuse. Ainsi, un habitant du Qatar ne va pas placer son argent sur les mêmes types de produit qu’un Européen, notamment à cause de certaines conditions qui lui sont imposées par sa religion. C’est d’ailleurs à cause de ses divergences de points de vue que des produits financiers spéciaux (des obligations compatibles avec le Coran) ont été créés pour pouvoir effectuer des transactions entre deux pays ayant des cultures différentes.
    • FORUM 14 juin 04:43, par Mangouste suicidaire

      Dans le cours on a discuté que les nations sont influencés par la religion dans sa réussite économique et dans son rôle géopolitique , toutefois, il est difficile affirmer si la religion ou sa absence a une incidence directe sur leur succès. Il y a des tendances mais il y a des exceptions. Une chose concrete est que la religion donne une grosse contribuition pour qu’un pays continue unifié car les personnes ont des characteristiques communes ; une indentité nationale. Alors, dans le cadre géopolique, la religion contribue pour la stabilisation d’un pays...

      Toutefois Il y a la question des principes personels... Bien que la religion soit un facteur fort dans ses principes, une personne religieuse (protestante Calviniste par exemple) et une agnostique peuvent poursuivre le succés material si cela soit dans leurs objectifs de vie.

      Ainsi, ce qu’est commun entre les nations et les personnes religieuses ou non, c’est leur principe. Le succès matériel n’est pas seulement l’influence de la religion, mais aussi, Il est également liée à la stratégie personnelle ou nationale.

  • Une nouvelle croisade ?

    30 mai 23:09, par Poule martiale
    Dans la plupart des civilisations, la réaction à un évènement, en l’occurrence, ces derniers mois, à la crise financière mondiale, se fait selon la culture des dites civilisations, laquelle se fonde généralement sur une religion, ou tout au moins sur un mode spirituel et politique ancestral. D’un côté, dans le cas de la culture asiatique, elle restreint les possibles excès de l’être humain, tant dans le domaine économique que dans la vie quotidienne et dans ses relations avec l’autre. A l’opposé, la culture américaine, profondément WASP, malgré ce rêve lointain d’un melting pot qui tournerait à une vraie compote où les discriminations auraient disparues, est en fait un terreau pour les xénophobies de toutes sortes. Devant ces références permanentes à une sorte de volonté divine qui guiderait le peuple américain, j’en suis venu à me demander si les actions américaines au Moyen-Orient, les interventions en Irak et en Afghanistan, les pressions exercées sur l’Iran, le soutien apporté à Israël, ne sont pas autre chose qu’une nouvelle croisade contre l’islam, dont les groupes extrémistes, par leurs actions terroristes, menacent la pérennité du monde occidental et surtout de son modèle, américain lui aussi...
    • Une nouvelle croisade ? 14 juin 23:23, par Z�bre parano
      A mon avis, bien que les Etats-Unis aient mis leurs interventions dans le cadre d’une guerre contre le terrorisme, certaines de leurs interventions font douter de la noblesse leurs actions. Je cite par exemple l’intervention en Irak qui a été faite sous prétexte de l’existence d’armes de destruction massive, et après laquelle aucune trace ne fut retrouvée de ces armes. Par ailleurs, ces interventions ont été constamment nourries par des campagnes médiatiques massives qui ne cessent d’inventer toutes sortes de choses pour susciter chez l’opinion publique américaine, et mondiale en général, une peur artificielle qui permettait aux américains de continuer vaillamment leur présumée mission. Donc la guerre contre le terrorisme n’en est pas réellement une. Le but est autre chose. L’idée de la croisade contre l’Islam est plausible, mais je ne pense pas que le motif soit la religion elle-même, mais plutôt le potentiel de pouvoir que pourrait avoir cette les musulmans dans le monde, s’ils viendraient à s’organiser. (je dirais plutôt les arabes en général et non seulement les musulmans) Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le soutien d’Israël est lui aussi un but par lui même et non seulement un moyen pour accomplir le premier but. Mais dans ce cas quel seraient les motifs de ce soutien ? Un sentiment de dette envers les juifs à cause de l’holocauste ? Des lobby juifs ? Le soutient de la seule (prétendue) vraie démocratie au Moyen-Orient ? Personnellement ce dernier cliché commence à m’agacer. On pourrait parler des heures sur les degrés de non démocratie auxquels sont parvenus les Etats-Unis et Israël au nom de la démocratie elle-même...
    • Une nouvelle croisade ? 15 juin 00:26, par Vison glaireux

      Bonsoir,

      Je ne pense pas que les actions américaines au Moyen-orient ( Irak , Afghanistan) et mêmes les pressions exercées sur l’Iran ou le soutien apporté a Israël sont une nouvelle croisade contre l’islam ; mais plutôt pour des intérêts économiques attrayants situés géographiquement dans ces régions du globe.

      Notamment, l’intervention en Irak a été confirmée que ce n’était nullement due à la lutte contre les armes de destructions mais plutôt à l’envie d’avoir le contrôle sur le pétrole irakien Je pense qu’ils inventent des prétextes dans le but de conquérir des endroits stratégiques afin augmenter leur domination et leur pouvoir sur le monde.

    • Une nouvelle croisade ? 15 juin 11:54, par Gorille drogu�
      Je ne pense pas qu’il soit pertinent de considérer que la politique étrangère américaine soit motivée par des considérations religieuses. Les citoyens américains, quelle que soit leur religion, sont profondément fiers de leurs pays. Je pense que le recours à des justifications religieuses par l’administration Bush était une erreur qui aurait pu avoir des conséquences fâcheuses en brisant la cohésion du "melting-pot". Il n’y aurait rien de pire pour les US que de devoir combattre un terrorisme venant de l’intérieur. Mais pour le moment, ce n’est absolument pas la religion qui assure la cohésion nationale, mais bien l’amour commun du rêve américain (pays de la libre entreprise et des self-made men). Les musulmans d’Amérique ne sont pas prêts de basculer dans l’extrémisme, car contrairement à ce qui se produit en Europe, ils disposent de véritables opportunités de promotion sociale (contrairement à nos jeunes de cités constamment "karcherisés").
  • Question à propos de la Chine

    31 mai 20:55, par Chimpanz� schizo

    Bonjour,

    Vous estimez que "le dirigisme chinois apparaît comme un modèle alternatif crédible pour les pays en voie de développement". A quels pays pensez-vous ?

    Je ne vois pas de pays capable de mettre en place des mesures telles que celles de la Chine, même d’un point de vue purement économique. En effet, les pays d’Amérique Latine ont soit succombé au libéralisme de leur voisin américain, soit se sont enfermés dans le populisme vecteur d’espoir de la gauche bolivarienne. Quant à l’Afrique, nombreux sont les pays malmenés par les innombrables guerres civiles. Reste les pays d’Asie qui pourrait vouloir imiter leur très grand frère.

    Plus que par l’inspiration confucéenne, le dirigisme chinois n’est-il pas renforcé par la taille de son pays, formidable levier pour ses mesures politiques ?

    • Question à propos de la Chine 14 juin 02:20, par Mangouste suicidaire
      Je crois aussi que le cas chinois est spécifique. Son dévelopment est basé sur une économie d’exportation avec une main-d’œuvre abondante. Le gros volume des exportations génère un excédent commercial qui réduit la vulnérabilité aux chocs externes. En autre, Il y a la forte présence du gouvernement qui défendre les interêts chinoises dans les nombreux secteurs de l’économie et la présence d’un très gros marché de consomation en constant expansion. Il n’y a pas beaucoup d’autres pays qui peuvent appliquer la méthode chinoise, peut-être aucun ... En autre, le développement de la Chine n’est pas consolidé, alors la stratégie chinoise ne peut pas être considérée comme un succès. La Chine concentre toujours ses efforts dans le processus d’harmonisation du pays et, en particulier, dans ses problèmes internes. Dans l’avenir, peut-être la Chine soit un exemple, mais actuellement, Il fault observer l’évolution du dragon chinois.
    • Question à propos de la Chine 15 juin 00:05, par Vison glaireux
      Bonsoir, Je pense que le succès de la chine est grandement lié à sa culture et la taille n’a fait que aider dans sa démarche. En effet, c’est lié au fait qu’elle peut mélanger ses doctrines traditionnelles (le taôisme, le confucianisme et le bouddhisme) et en y ajoutant le communisme et le capitalisme et utiliser chaque doctrine au bon moment pour pouvoir agir efficacement sur l’état courant sans se soucier si ces doctrines sont contradictoire ou même si elles sont vraies. Il sera en effet difficile à d’autres pays d’agir de la sorte, car ça va à l’encontre de leurs propres cultures et religions.
  • FORUM

    14 juin 23:57, par Vison glaireux

    On a vu à travers les articles du cours que les différences entre les fondements culturels et religieuses permettant l’analyse de la crise ne permettent pas de se mettre d’accord sur la cause réelle de la crise pour essayer de trouver une solution. Mais la plupart incombe cela aux spéculations financières. Particulièrement, La chine qui subit les dégâts de la crise provoquée par l’occident, incombe toute la faute de la crise à la cupidité spéculative des occidentaux. En effet, les chinois assez prudents investissent sur des actifs tangibles et évitent à tout prix les titres virtuels.

    Cependant, si l’on prend l’exemple de Dubaï, le symbole de la mondialisation triomphante ; Devenu le lieu favori d’investissement pour les sociétés étrangères, les personnes fortunées. Dubaï pratique la finance islamique, c’est-à-dire la finance fondée sur des principes des lois morales religieuses qui interdisent les transactions tant civiles que commerciales faisant recours à l’intérêt, la spéculation ou au hasard, et repose sur le partage des profits et des pertes, cependant il y a eu apparition de la crise d’insolvabilité qui a été causée par la crise financière. En effet, lors de l’apparition de al crise financière les investisseurs étaient obligés de se retirer et Dubaï se retrouve incapable de mener ses projets à termes. Donc même avec un pays appliquant un système financier sans spéculation et sans argent virtuel il se retrouve en crise. Est ce dû à son modèle de développement qui dépend fortement des clients riches et investisseurs étrangers dans des pays qui n’appliquent pas forcement ce système de finance islamique sans spéculations ? Comment ce pays pourra s’en sortir de cette crise mis à part les aides qui sont fournies par son voisin Abu Dhabi ?

  • FORUM

    15 juin 00:00, par Pékan stressé

    En lisant l’introduction de l’article ’Le Tao de la puissance chinoise’ qui clarifie la philosophie taoïste, je n’ai pu m’empecher de faire le rapprochement avec les philosophies antiques occidentales, notamment l’Epicurisme et le Stoïcisme.

    Les Romains et les Grecs étaient également ancrés dans le cycle des saisons, de la nature et de la vie et une part de leur mythologie était également cyclique. Virgile, par exemple, dans la Descente aux Enfers de l’Eneide evoque la réincarnation. D’autre part, le mythe de l’âge d’or et de son probable retour existait aussi chez les Antiques.

    La philosophie du Tao telle qu’elle est décrite dans l’article trouve également son écho dans le Stoïcisme ( “avoir le corps comme un rocher”) et l’Epicurisme ( “avoir l’esprit comme un lac”, on est proche de l’ataraxie tant recherchée par les Epicuriens). Elles ont en commun cette notion d’Equilibre (avec un grand ’E’ ) dans lequel l’Homme doit trouver sa place.

    Ce qui nous distinguerait alors aujourd’hui des Chinois, ce serait le fait que nous n’ayons plus aucun lien avec ces doctrines antiques, vraisemblablement balayées par le christianisme.

    J’en viens donc à rebondir sur l’influence de la religion chrétienne sur notre rapport à l’économie et au monde social d’aujourd’hui. Comme d’autres, je m’interroge sur la force de la religion dans une société de plus en plus dé-religionalisée (en tout cas en Europe).

    Et si finalement, la force rémanente de cette histoire religieuse chrétienne était la négation des philosophies antiques ? Même si je n’ai plus l’impression d’agir en tant que chrétien, je n’agis pas non plus selon les préceptes des Antiques. Pourrait-on voir la religion chrétienne et son héritage comme avant tout la rupture avec les théories du Cycle et de l’Equilibre ?

  • FORUM

    15 juin 06:36, par Mangouste suicidaire

    Cyber Guerriers

    "A l’heure de la mondialisation et de la crise, de l’impuissance des Etats et des institutions internationales, c’est du cyber guerrier que viendra une partie des réponses de l’avenir. "

    Un nouvel ordre mondial ?

    La lecture de l’article des cyber Guerriers permet la réflexion sur les conséquences de la montée de cette nouvelle façon d’expression personelle dans le cadre de la société de l’information.

    L’article montre que les Cyber Guerriers mettent souvent l’actuel ordre mondial dans une position délicate ce que permet penser que la consolidation des Cyber Guerriers dans la société pourrait aussi favoriser l’émergence d’un nouvel ordre mondial ? Quels sont les impacts de cette catégorie de personnes dans un cadre géopolitique de la crise financière et avec tendance de la multipolarisation des acteurs mondiaux ?

  • Question à Chimpanzé schizo

    25 juin 10:55, par Bernard Nadoulek

    Un message de Schimpanzé schizo a été déposé à la suite de l’article « Les cyber guerriers » :

    . Les cyber guerriers 
30 mai 13:05, par Chimpanz schizo 


    Etant étudiant dans une école de télécommunications, je me range inévitablement dans la catégorie des cyber-guerriers, tant l’utilisation des nouvelles technologies fait partie de mon quotidien.

    
Il me semble infaisable pour les Etats de contrôler tout ce qui se passe sur la toile. Pour autant, il leur est possible d’utiliser tout leur arsenal juridique pour contrôler et interdire.

    
Même si à chaque interdiction d’un site, une nouvelle mouture de celui-ci renaît (Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre, à ta place) , un média a besoin pour être puissant de fédérer un grand nombres d’individus et d’obtenir ainsi une certaine stabilité. L’Etat l’a bien compris et porte ainsi régulièrement des coups à des organisations telles que IndyMedia, formidables plateformes d’échange.


    De plus, nous pouvons compter sur la cupidité légitime de chacun pour contrôler les mouvements d’opinion : là où existe la contestation gratuite, il est facile de créer une contre-contestation rémunérée...


    Ne pensez-vous pas que les cyber-guerriers puissent malheureusement à terme s’autoneutraliser ?


    Question :

    . Qu’entendez-vous, plus précisément, par : « que les cyber-guerriers puissent malheureusement à terme s’autoneutraliser » ?


    . Voulez-vous dire que les nouvelles armes technologiques étant largement diffusées, la même situation se recréée a un niveau supérieur, que les rapports de forces entre les individus, ou entre les individus et les Etats, restent finalement les mêmes ? Ou s’agit-il d’autre chose ?


    . Merci d’être précis dans votre réponse.

    • Question à Chimpanzé schizo 26 juin 14:50, par Chimpanz� schizo

      Bonjour,

      quand j’évoque le fait que "les cyber-guerriers puissent malheureusement à terme s’autoneutraliser", je pense tout simplement à l’emploi des cyber-guerriers par les Etats. Un pays peut très bien se payer les services des meilleurs cyber-guerriers pour contrer leurs pairs sur la toile. La cupidité naturelle des hommes, que je ne condamne pas, peut être utilisé par le pouvoir pour faire écrouler les contre-pouvoirs.

      Je suis d’accord avec vous quand vous estimez que les rapports de force se recréent à un niveau supérieur. Il y a toujours eu et il me semble bénéfique qu’il y ait des autorités étatiques sur Internet. Reste à définir le niveau de contrôle, tous ensemble...

      • Réponse à Chimpanzé schizo 29 juin 09:36, par lek la chouette

        Les Etats n’emploient pas de cyber guerriers, mais des cyber fonctionnaires, des cyber policiers, des cyber soldats, des cyber espions, etc.

        Qu’est-ce que le guerrier ? Le guerrier incarne chez chacun de nous l’ensemble d’idéaux pour lesquels nous sommes prêt à nous battre, même si nous restons pris dans nos univers quotidiens.

        L’Etat n’intègre pas cette dimension personnelle du guerrier. Pour les cyber fonctionnaires : l’arme fait la fonction et son factionnaire, policier ou soldat.

        Pour le guerrier, c’est l’homme qui fait l’arme. Pas l’inverse. L’arme ne réside pas seulement dans un objet, une technique ou une méthode, elle combine aussi l’expérience du guerrier, son potentiel personnel, sa maîtrise du contexte, de l’objectif, du plan d’action... Auto neutralisation impossible.

        Qu’est-ce que le cyber guerrier aujourd’hui ? La capacité d’agir de manière autonome à l’échelle mondiale. Le pouvoir d’affronter de grandes organisations, seul, en petits groupes ou en réseaux. La volonté de se battre la où les droits des citoyens sont menacés, surtout ceux des plus démunis. Et de se battre encore là où il y a de nouvelles libertés à conquérir.


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