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Manifeste du cyber guerrier

lundi 16 mai 2011, par Bernard Nadoulek

J’écris actuellement un livre dont le titre provisoire est "Manifeste du cyber guerrier". Vous trouverez ci-dessous la présentation et le sommaire de cet ouvrage. Vos remarques sont les bienvenues.


Issus d’une lignée tumultueuse, depuis le chasseur du paléolithique jusqu’au cyber guerrier d’Internet, nous avons tous une part de guerrier. Ce livre décrit des méthodes de combat à travers trois périodes de l’histoire où se déploie le face à face immémorial du guerrier et du pouvoir, de la liberté et de la servitude.

Au paléolithique, il y a 2 500 000 ans, l’humanité s’arrache au monde animal et commence la conquête des cinq continents. Dans cette société de chasseurs-cueilleurs, le pouvoir du groupe sur l’individu est total, garant de la survie. Dans le même temps ces premiers guerriers de l’histoire vont propulser l’humanité en haut de la chaîne alimentaire en créant le modèle du chasseur invisible. Ses techniques reposent sur le mimétisme, la simulation et la dissimulation. Avec le combat, le guerrier invisible fait ses premiers pas d’homme de connaissance.

A partir du néolithique, l’organisation collective supplante l’efficacité individuelle, le système prime sur les individus confrontés à la contrainte impersonnelle du pouvoir. C’est au début du XVIe siècle que deux œuvres théorisent cet affrontement. "Le Prince" de Machiavel détaille clairement la logique du pouvoir dans l’Europe de la Renaissance. Au même moment, au Japon, dans la société dictatoriale des Tokugawa, "Les écrits sur les cinq roues" de Myamoto Mushashi montrent la voie du guerrier radical dont la liberté se joue en périphérie des systèmes de pouvoir.

Aujourd’hui, le pouvoir s’est globalisé à l’échelle planétaire. Comme en témoignent les crises systémiques en suspens, il est incontrôlable jusqu’à l’avènement d’une hypothétique gouvernance mondiale. Simultanément, les cybers guerriers émergent grâce à des armes numériques d’une portée mondiale. Pour la première fois dans l’histoire, des individus isolés ou en groupes informels disposent de technologies leur permettant de faire face à de grandes organisations. C’est une mutation civilisatrice majeure : dorénavant, nous avons tous les moyens de lutter dans une perspective de démocratie universelle.

Avec le cyber guerrier, les héros antiques sont de retour et ils sont innombrables.

Sommaire

I - La part de guerrier

Notre part de guerrier. De la liberté comme finalité ultime. Du pouvoir comme réalité souveraine. De la soumission à l’autorité. De la révolte contre l’autorité. De l’art du combat. Résumé de l’ouvrage.

II - Le chasseur invisible du paléolithique

Le monde du paléolithique. La société des chasseurs-cueilleurs nomades. Le visible et l’invisible. La magie comme science de l’invisible. Les techniques du chasseur. Le guerrier de Castaneda. L’invisibilité contemporaine. Comment combattre ?

III - Machiavel et la logique du pouvoir

La logique du pouvoir. Machiavel et Le Prince. Les différences entre Principautés. Comment prendre le pouvoir ? Comment le garder par la répression ? Comment défendre l’Etat contre les puissances extérieures ? Quelles sont les règles du gouvernement ? Dialectique de la fortune et de la virtu. Rhétorique du redéploiement.

IV - Myamoto Mushashi, le guerrier radical

Le Japon des Tokugawa. Syncrétisme culturel et cohésion clanique. Les samouraïs et le bushido. Mushashi, le guerrier errant. La roue du devenir et les cinq éléments. La terre et l’action. L’eau et la non-action. Le feu et la non-pensée. Le vent et le non-dit. Le vide et le non-soi. Le combat comme métaphore élémentaire du vivant.

V - La mondialisation et les cybers guerriers

La mondialisation comme système de pouvoir planétaire. L’impuissance des dirigeants face aux crises globales. La révolution numérique. Le cyber guerrier. Les nouveaux champs de bataille. La dimension invisible du Web. Vers une démocratie numérique universelle ?

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16 Messages de forum

  • Manifeste du cyber GUERR 20 mai 2011 06:04, par gfsimons

    Pourquoi encore "« guerrier » ? On continue sans fin la bellicosité dans la mentalité des gens. On est comme les Americains, avec leur « war on terror », « war on drugs » « war on poverty », aggressivité contra aggressivité. « War on war » ne change rien !

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    • Manifeste du cyber GUERR 20 mai 2011 09:43, par Hubert de la Morandais

      Je suis surpris par ce commentaire qui dénote une certaine naïveté. Il ne s’agit pas d’entretenir une quelconque bellicosité, bien au contraire. Si la vie n’est pas un combat pour tout le monde (il faut quand même avoir beaucoup de chances pour passer à travers, et sans cette prise de conscience, la chute risque d’être difficile), si à un certain stade, l’affrontement nourrit les jeux de pouvoirs, il ne s’agit pas comme Gandhi le dit : « de nous cacher derrière un manteau de non violence pour masquer notre impuissance. ». Les qualités d’un guerrier restent indispensables pour afronter les enjeux du monde vivant, comme le rappelle l’auteur ("le combat est une métaphore" mais son étude se retrouve au centre de toutes nos relations). L’agressivité est souvent vue à tord de façon péjorative, alors qu’elle est tout simplement le moteur pour avancer (il faut y voir ses origines étymologiques pour ceux que ça intéresse). En effet si ce terme traduit bien malheureusement le plus souvent un aspect négatif, souvent dévalorisant, engendré par une tension intempestive, préalable au passage vers l’acte violent, il comporte pourtant un aspect positif avec la capacité de se mobiliser psychiquement et corporellement et de s’affirmer. C’est entre autres cela être un guerrier, et il n’y a rien de belliqueux là dedans. Avec des relations adultes et matures, nos échanges n’en seraient que plus fluides.
      Bonne méditation !
      De la part d’un pratiquant d’arts martiaux qui cherche à transcender ses jeux de pouvoirs souvent malheureusement inconscients que l’étude du combat met justement en exergue pour chercher à s’en libérer...

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  • Manifeste du cyber guerrier 20 mai 2011 11:12, par Lilith

    Bonjour,

    Comme je suis quand même spécialisée en Préhistoire, je tiens à souligner quelques petits détails :

    Le chasseur du Paléolithique fut chasseur... et cueilleur ;

    A - 250 000 ans, c’est à dire au moment de l’apparition du premier "Homo", pour être plus précise, "Homo Habilis" (l’Humain Debout), l’humanité ne s’arracha pas du tout du monde animal car justement, elle en faisait totalement partie. Homo Habilis resta sagement en Afrique ;

    A 1,8 millions d’années, apparut un nouvel Homo : Homo Erectus (l’Humain Debout). C’est lui qui sortit d’Afrique (par le Moyen-Orient) et envahit "en tâche d’encre", l’Europe et l’Asie. C’est lui aussi qui inventa le biface (un caillou taillé sur ses deux faces : le premier couteau Suisse !) et qui eut le premier, l’usage du feu (vers - 450 000 ans), mais nous ne savons pas s’il savait le maîtriser. En conclusion : cet "Homo" faisait toujours partie intégrante de son environnement, pas certain qu’il se soit senti investi d’une quelconque humanité (traces de cannibalisme) et ce n’est pas armé de son biface qu’il devint un fier chasseur ; certes, il commença à chasser du gibier "facile", mais il resta quand même comme son prédecesseur, un bien plus fier charognard, qu’un fier chasseur... Il demeure quand même le grand "gagnant" du genre Homo puisque c’est lui qui survécut le plus longtemps dans la grande histoire du genre Homo ;

    Son successeur est notre cher Neanderthal qui arrivant en Europe, s’adapta parfaitement au milieu difficile dû à la dernière glaciation de Würm. Grand chasseur, il vivait en clans, perfectionna la taille du silex, enterra ses morts, prit soin de ses blessés, etc. Ce n’est certainement pas cet être qui aurait inventé le Néolithique et il est bien possible que le peu d’humanité qui substite en nous, nous lui devons, puisque maintenant nous savons que notre patrimoine génétique contient un peu de cet Homo Neandertalensis ;

    Le dernier genre, c’est nous, Homo Sapiens (l’Humain Sage : ha !ha !ha !) qui arriva en Europe aux alentours de - 40 000 ans. C’est nous qui envahirent progressivement tous les continents, petit à petit et qui supplantèrent tous les autres genres homos. Nous avons perfectionné nos armes, nous avons fait de l’art, nous avons vécu en clans, etc. Cela dit, encore une fois, il n’est pas prouvé du tout que nous nous soyons sentis investis d’une quelconque supériorité et d’une conscience de l’humanité nous arrachant au monde animal. Ce qui me fait dire cela, c’est la nature même des figurations dans l’art pariétal ou mobilier qui sont majoritairement animales (même si ces animaux ont parfois étrangement des "faciès humains"). De plus, il n’y a pas guerre prouvée, ni de génocide jusqu’à la fin du Paléo Sup : la survie de l’un dépendait de la survie de l’autre. C’était toujours le groupe qui prédomait. C’était un monde difficile, certes, mais extrêmement "maternel" : l’enfant restait attaché au sein de sa mère très longtemps, ce qui ne l’empêchait pas de devenir ensuite (par des rites d’initiation probablement ?), un fier chasseur. Le statut de la femme dans cette société préhistorique semble assez primordial et honoré (beaucoup plus de tombes et de figurations féminines que masculines).

    En fait, ce fut plutôt vers - 10 000 ans que les choses se gâtèrent sérieusement. Il y eut d’abord un changement climatique important et nous sommes passés à l’ère tempérée dans laquelle nous vivons encore (pour combien de temps, ça, c’est un autre problème !). Cela voulut dire : une montée des eaux de 6 mètres environ sur les côtes, l’apparition de forêts, la disparition de certaines espèces d’animaux et l’apparition de nouvelles. Pour les humains, cela peut se résumer en de fortes migrations de populations, une nouvelle adaption au milieu environnemental, l’invention de nouvelles armes, sans doute de nouvelles croyances, etc. (peut-être bien que la légende de l’Arche de Noé vient de cette époque qui a du marquer beaucoup les esprits).

    Si en Europe, nous entrâmes dans une période assez floue nommée Mésolithique, au Moyen-Orient, le Néolithique commença. C’est à dire, le début de l’élévage, puis de l’agriculture, la sédentarisation avec créations de villages et un boum démographique énorme. Ce fut à ce moment-là que la guerre apparut, surtout avec l’avénement de l’Age des Métaux (Cuivre, Bronze et Fer) : une guerre impitoyable entre nomades et sédentaires, sur deux modes de vie différents, des croyances différentes et surtout, l’appropriation des territoires et le début de l’idée de la propriété. Ce fut aussi le début des épidémies à cause de la proximité humain/animal et l’asséchement des sols, ce qui eut pour effet de déplacer une large partie de ces populations du Moyen Orient vers l’Europe.

    Ce Néolithique fut une véritable "révolution" et elle nous fit entrer de plein fouet dans l’ère moderne. Elle nous arracha définitivement au monde animal, à une solidarité entre êtres humains, elle déclencha notre violence entre "frères". Ce fut l’avénement du Guerrier (parfois les nourrissons étaient élevés à l’eau pour qu’ils deviennent "méchants"). A mon avis, c’est aussi l’avénement du Patriarcat qui fut appuyé, authentifié, sanctifié ensuite par l’apparition des trois religions monothéites (voir Abel et Caen du Premier Testament qui résume bien la guerre entre nomades et sédentaires, le parti pris de Yahvé pour le nomade, etc.).

    Après, la suite, nous ne la connaissons que trop bien...

    Le chasseur invisible n’a existé qu’à partir du Néolithique car avec son arc et ses flèches, il pouvait se cacher dans les forêts. Le chasseur du Paléo Sup était à découvert, il attaquait les animaux de front avec une simple lance (comme Néanderthal qui pratiquait une chasse très risquée pour lui), même s’il employait déjà des techniques de rabattage des animaux, de pièges, etc. Même Cro-Magnon, armé de son propulseur et de ses sagaies, restait à découvert.

    Tout cela pour dire que le Manifeste du Cyber Guerrier sera le bienvenu. Oui, nous portons tous en nous un potentiel de guerrier/chasseur, tout dépend de la manière dont on utilise ses armes : pour se défendre, pour attaquer, pour rendre la justice ou pour prendre à l’autre de force.

    Notre monde occidental nous a prouvé depuis le Néolithique qu’il était autant capable du pire que du meilleur ; mais une loi physique vient le ramener à la réalité : toute espèce qui pullule, finit par disparaître. Nous serons bientôt 10 milliards d’individus sur cette planète et comme nous n’avons su ni la respecter, ni répartir les richesses de manière équitable, nous en payerons le prix (nous le payons déjà...). Notre soi-disante "intelligence" et supériorité sur le monde animal a fait beaucoup de mal parce que nous nous en sommes servis à mauvais escient. N’oublions jamais que nous ne sommes jamais que des grands singes... et que la technologie ne remplacera jamais l’authentique que nous a offert la Nature.

    Si à ce jour, il semble assez évident que l’Age d’Or de l’humanité est derrière nous, il n’est pas interdit de viser dans l’utopie d’une démocratie universelle avant qu’elle ne devienne pour de bon, une dictature mondiale.

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    • Manifeste du cyber guerrier 20 mai 2011 14:27, par Bernard Nadoulek

      Merci de votre contribution et permettez-moi trois remarques.

      Je parle de chasseurs-cueilleurs à la 5e ligne de la présentation !

      Je suis en désaccord avec votre interprétation restrictive du paléolithique, de la chasse et de l’invisibilité, mais le sujet est vaste et sera traité dans mon livre.

      Après votre prédiction de dictature mondiale, que devons-nous faire ? Renoncer, nous pendre, accepter la servitude ? Je ne parle pas de la démocratie universelle comme utopie, mais comme perspective, comme combat sans garantie de victoire (comme le printemps arabe) : c’est pourquoi je m’adresse à des guerriers et que mon livre est un manifeste.

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      • Manifeste du cyber guerrier 20 mai 2011 16:32, par Lilith

        Oui, je sais que vous parlez de chasseurs/ceuilleurs à la 5ème ligne, mais, à mon avis, vous auriez dû commencer par cela ou bien par charogard, puisque c’est ce que nous fûmes bien plus longtemps du reste que de fiers chasseurs ; quant au fier guerrier, il apparaît bien des siècles plus tard !

        Je suis ravie de savoir que vous trouvez mon interprétation du Paléo restrictive ; en général, les Préhistoriens hurlent à la mort quand ils entendent mon opinion très élargie sur le sujet (quand je dis par exemple que les femmes n’étaient pas exclues de la chasse, que la contraception existait au Paléo Sup parce que les tribus devaient rester en petit nombre, ce qui bouscule les idées reçues sur les fameux cultes à la fertilité symbolisés par les nombreux signes sexuels de l’art pariétal, etc.). Là, c’est le contraire, ça me plaît et en plus, votre point de vue m’intéresse. Quant à l’invisibilité, nous ne sommes peut-être pas bien entendu...

        Oui, le sujet est très vaste, mais je suis bien persuadée que c’est dans nos origines et dans les premiers textes qui relatent une réalité, celle des mythes et des légendes qui se sont perpétuées durant toute la Préhistoire, que se trouvent quelques réponses pour le futur de l’humanité.

        J’aborde un point très important dont vous ne parlez pas : les débuts du Patriarcat depuis environ - 3 500 ans (Sumer et le premier héros patriarcal Gilgamesh). C’est pourtant là, le point le plus important de mon étude sur les origines. C’est ce nouveau pouvoir mis en place par les nomades qui ont pris la place des sédentaires dans les cités-états, en les attaquant armés jusqu’aux dents, qui ont renversés les anciennes croyances et instaurés par la suite la vraie lutte des classes en minorant le rôle de la femme et des enfants (je ne parle pas d’esclavage, mais j’y pense sérieusement).

        Je ne prédie pas la dictature mondiale, je la pressens comme étant la seule forme de gouvernement viable pour les pouvoirs en place de gérer une population mondiale en expansion et une perte des ressources naturelles terrestres de plus en plus importante pour faire vivre cette population.

        Si je parle d’utopie, pour tous ceux qui veulent bien un moment anticiper sur un avenir pour notre genre Homo, au lieu de gérer les crises au jour le jour comme le font actuellement les gouvernants qui ne pensent qu’à conserver coûte que coûte leurs privilèges de nantis, c’est plutôt avec la ferme intention d’y croire.

        En un mot : je ne vous attaque pas, je suis même avec vous, je fais partie du "fan-club" comme le dit une de vos lectrices. Oui, ce serait une belle perspective. Mais l’humain étant ce qu’il est, il faudrait alors qu’il retrouve les valeurs du Paléo Sup pour pouvoir y adhérer (le retour en arrière n’est pas possible, je n’aime pas la nostalgie sentimentaliste, ne vous méprennez pas !).

        Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire et références sur ce que je viens d’avancer sur mes dires et hypothèses.

        Très amicalement.

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        • MEA CULPA 22 mai 2011 11:17, par Bernard Nadoulek

          Ma chère Lilith,

          Pardon, ma précédente réponse était une amicale provocation. Nous nous connaissons, je connais votre travail et votre site, www.prehistoirepassion.com, que je recommande dans mes favoris.

          Vous serez certainement d’accord avec ce que j’écris du paléolithique car nous avons des sources communes. Je ne conteste d’ailleurs aucun de vos arguments. Je pense que les conceptions de la chasse et de l’invisibilité que je développe vous intéresseront.

          Mon livre porte surtout sur les guerriers et décrit trois périodes de l’histoire. Ce qui m’intéresse, c’est l’évolution des méthodes de combat permettant de faire face aux systèmes de pouvoir. Je sais que cela vous concerne en tant que guerrière.

          Très amicalement. Lek

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          • MEA CULPA, mais non mais non ! 22 mai 2011 12:19, par Websolos

            Mon cher Bernard, Pour ma part, j’ai découvert la préhistoire grâce à l’auteure JM Auel qui est une américaine surdouée et d’une culture fascinante sur un sujet qu’elle a su me rendre passionnant. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_M.... Mais ne nous égarons pas, ton sujet reste difficile mais tout à fait d’actualité. Alvin Tofler et sa femme Édith si sont frottés il y a des années - sur un registre plus traditionnel - avec Guerre et Contre Guerre (Fayard 1994). Il faut que je retrouve mes notes sur le sujet (http://blogs.lesechos.fr/intelligen... ) sinon voir http://iae-paris.org/internautie/vi... et http://manuscritdepot.com/edition/d...
            D’une façon générale il y a de nombreuses études et travaux sur le sujet. En donner une vision moins "défensive" (via le discours sécuritaire ambiant) me paraît intéressant. J’ai toujours cru que préparer une guerre est la meilleure façon de n’avoir pas à la faire.

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            • MEA CULPA, mais non mais non ! 22 mai 2011 14:35, par Lilith

              Bonjour,

              Si vous parlez de la saga "Ayla", je vous invite alors à lire des romans préhistoriques plus sérieux et plus proches du quotidien de nos ancêtres comme ceux de Pierre Pelot par exemple... La liste est éditée sur mon site de Préhistoire à la rubrique "Bibliovidéo".

              Ayla reste quand même en quelque sorte une "Angélique Marquise des Anges", revue et corrigée durant la Préhistoire, bien que Jean Mc Auel soit très bien documentée sur la Préhistoire et les dernières découvertes. Même si les Préhistoriens se "moquent" un peu d’elle, quand elle vient en France, on lui déroule le tapis rouge, elle entre dans tous les sites interdits au public sans problème et comme elle finance aussi certains auteurs français qui sortent des ouvrages préhistoriques dont ils ne peuvent régler les frais à leurs éditeurs... Je ne vous fais pas un dessin.

              Cela dit, auprès du grand public, elle a "démocratisé" la Préhistoire, je suis bien d’accord sur ce point précis.

              Bien amicalement.

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              • MEA CULPA, mais non mais non ! 22 mai 2011 15:37, par Websolos

                Je connais PP dont j’ai lu quantité d’ouvrages de SF. L’auteure américaine Jean M. Untinen ( d’origine finlandaise) auquel je fais référence a été reconnue comme une chercheuse audacieuse aux États-Unis et très crédible dans son souci de rester, dans ses romans, aussi proches des réalités ou des hypothèses reconnues. Vous ne pouvez renier son immense érudition sur les sujets qu’elle traite même de façon romancées. Allons allons, chacun apporte sa pierre à nos sommets d’ignorance. Si déjà elle nous ouvre à la curiosité de découvrir nos ancêtres, n’en serez vous pas les premiers bénéficiaires, vous les spécialistes ? Lorsque Clarke comme Coppens se sont mis à écrire des livres "vulgaires" n’ont-ils pas mis en scène des sujets qui passionnent aujourd’hui bien au delà de la sphère scientifique traditionnelle ? Pas Mea, ni culpa ;-))

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                • MEA CULPA, mais non mais non ! 23 mai 2011 09:27, par Lilith

                  Je n’ai jamais dit le contraire et il ne me semble pas que mes propos se soient opposés aux vôtres ; je vous ai juste conseillé de lire les ouvrages de Pierre Pelot sur le sujet, 5 sagas éditées sous le titre "Sous le toit du monde". Maintenant, libre à vous de lire ce que vous voulez.

                  Personnellement, je consulte les livres des Préhistoriens, mais je ne les achète pas. Ma bibliothèque est principalement composée d’ouvrages justement de personnes non reconnues par le milieu préhistorique et pour cause : ils sont très intéressants.

                  • "Lascaux, un mythe premier" de Thérèse Guiot-Houdart ;
                  • "Les dieux menteurs", "Jésus et les femmes", "le Viol d’Europe" de Françoise Gange ;
                  • "Féminin/Masculin" de Françoise Héritier ;
                  • "Langage sans parole" d’Yvette Taborin ;
                  • "La Préhistoire du sexe" de Timothy Taylor... la liste est longue !

                  Tous ces auteurs ont des hypothèses et des recoupements entre eux pour mieux comprendre la vie sociale durant le Paléo Sup notamment. Sociologie, étude picturale des oeuvres pariétales, transmission des parures, etc.
                  Là, il ne s’agit pas de carriéristes ou de vulgarisation de la Préhistoire.

                  Bien amicalement.

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            • MEA CULPA, mais si, mais si ! 23 mai 2011 10:22, par Bernard Nadoulek

              Salut Solos,

              Le mea culpa est uniquement pour Lilith.
              J’ai lu Auel, je passe à Pelot.
              Merci pour les références.

              A bientôt. Lek

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          • MEA CULPA 22 mai 2011 14:24, par Lilith

            Cher Ami,

            J’entends bien votre provocation amicale et ma réaction au quart de tour, car je suis une passionnée... émotionnelle sans doute aussi, mais je sais gérer.

            Votre livre ne manquera certes pas de m’intéresser, car comme vous l’avez dit : nos sources sont communes.

            Cependant, vous me direz que je suis têtue, mais sans compréhension nos origines, je n’entrevois pas de compréhension et de fondation d’un futur plus radieux.

            Merci de recommander mon site de Préhistoire, mais il n’y a rien écrit dessus au sujet de mes hypothèses. Cela s’entend bien dans la mesure où je suis une Guide et non pas une scientifique et que je n’ai pas envie de me faire descendre en flamme par le milieu très fermé, macho et carriériste de la Préhistoire. Mais si vos lecteurs s’intéressent à l’avénement du Patriarcat en tant que mode décisif d’aliénation des masses avec création des classes supérieures et inférieures, je peux leur répondre par rapport aux recherches que j’ai faites sur le sujet.

            J’attends comme nous tous désormais, la sortie de votre "Manuel du Guerrier" ou si j’ai bien compris : "Comment s’en sortir individuellement de nos jours dans la situation mondiale présente".

            Bien amicalement.

            Répondre à ce message

  • Manifeste du cyber guerrier 20 mai 2011 11:52, par Daphné

    A défaut d’une remarque, une petite manifestation du fan-club.
    La présentation m’a mis l’eau à la bouche. _ :-)

    Daph

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  • Manifeste du cyber guerrier 20 mai 2011 17:38, par Babs

    ok, la présentation du livre est alléchante
    mais je me suis bien éclatée sur les commentaires itou !

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  • Manifeste du cyber guerrier 11 novembre 2011 20:35, par Dominique Gosse

    Je n’ai pas rencontré d’orages entre le 20 et le 23 mai 2011 !
    Climat favorable du côté d’Angoulême... et comme Carlos (CASTANEDA) j’ai le feu du dedans.

    Après avoir relu
    1. les 7 plumes de l’aigle (Henri GOUGAUD),
    2. les 4 accords toltèque - - vers une voie de la liberté personnelle,
    3. le 5ème accord - - vers une voie de la maîtrise de soi (Don Miguel RUIZ)
    4. Castaneda, la voie du guerrier (Bernard DUBANT et Michel MARGUERIE)
    5. et enfin les chamanes (Piers VITEBSKY)
    —> j’ai hâte de trouver en libraire le manifeste du cyber guerrier !

    Amicalement,

    Répondre à ce message


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